dimanche 17 septembre 2017

Dimanche 17/09/17 : la Trans Yerroise

Météo pourrie toute la semaine et main droite encore fragile. Je ne suis donc pas emballé par le programme VTT du week-end. En jetant un oeil sur le site du club de Yerres qui organise la rando VTT "la Renard'Yerres", je découvre qu'il existe une version route qui part vers l'est de la région de parisienne, un endroit où je n'ai jamais posé les roues. 110 km au programme, ça me va. Pas beaucoup de volontaires. Je dois promettre à Benoit qu'il ne tombera pas une goutte de pluie ( merci la météo aviation ) et Pat se rallie à nous faute de proposition VTT convenable. Pat a une contrainte, je prévois un départ à 8h10 et il me rappelle qu'il serait bien d'être à l'heure. Du coup je prépare tout la veille et met le vélo dans la voiture.

Dimanche matin, temps correct ouf. Par contre, j'ai sorti les jambières la veille au soir et le matin, je n'en retrouve qu'une ! J'ai beau chercher rien à faire. Finalement, je prends une autre paire que je n'aime pas trop, elle ne tient pas bien. On arrive avec 10 minutes de retard, Pat nous regarde d'un air aussi sombre que les nuages gris dans le ciel. Nous partons après une inscription rapide pour la modique somme de 3€ , tarif licencié. Je trouve la sensation de roulage bizarre sur le vélo. J'ai trop gonflé hier soir ? Premier virage, ouh là . En fait le pneu est quasi à plat. Comment est-ce possible. Ce sont des tubeless, j'ai pas pu crever dans la voiture; Arrêt regonflage,  je constate que la valve était un peu desserrée, je visse un coup et je n'aurais plus de souci pendant la sortie.

Un petit groupe nous dépasse à bonne allure. On prend les roues. Au fait où est Benoit ? Je vois soudain son kway jaune devant. Bigre, il envoie le bougre. Une petite ligne droite, le kway jaune relance à mort, on souffre dans les roues. Incroyable, mais comment fait Benoit ? Au hasard d'un rond point, je vois un autre kway jaune derrière. En fait ce n'était pas Benoit devant mais un gars bien costaud qui va nous tirer à belle allure pendant 30 km sans jamais laisser personne pour prendre un relais. Les organisations ont fournis la trace GPS. Bien pratique. A l'entrée d'un village, la trace part à gauche mais notre homme en jaune continue tout droit. On rappelle tout le monde et on reprend la bonne route. Il faut dire que le fléchage est ultra light et comme le parcours doit être un classique du coin, il y a plein de marquages qui se superposent au point qu'on a du mal à savoir quelles indications suivre. La route qu'on vient de prendre est jolie en pleine forêt mais a moitié défoncée. En attendant que le groupe me rattrape, je mène bon train. Personne ne revient avant le ravito qui n'était pas loin. Je m'arrête et voit arriver le groupe mais sans Pat et Benoit. Où sont-ils ? Ont-ils finalement continuer tout droit ? J'attends, puis le groupe repart et en particulier la charmante jeune fille en rose qui en faisait partie. Cruelle dilemmne ! Suivre la belle petite en rose ou attendre Pat et Benoit . Bon ... ben je repars. Mais le groupe stoppe rapidement pour attendre quelqu'un.

Me voilà seul sur le parcours du 110km. Il a plu 5 minutes avant le ravito mais le soleil revient. J'ai quand même eu droit à une petite remarque sarcastique du Benoilator sur la validité de mes prévisions. Je tente de maintenir la moyenne au-dessus de 30km/h ce que j'arrive à faire sans trop de mal . On file presque jusqu'à Coulommiers. Puis retour, via le même ravito, avant de repartir vers Yerres. Les jambes vont toujours bien, même si je commence à avoir faim, les ravitos étaient faméliques. Je maintiens l'allure motivé par le sandwich final. Depuis les derniers 70km, je n'ai strictement vu personne sur le parcours, pas même au ravito. La moyenne chute un peu sur les 10 derniers km en agglomération obligeant à quelques ralentissements. J'arrive au bout de 3h50 de roulage pour 112km au GPS. Benoit m'attends, en fait Pat a crevé 2 fois, puis sa selle s'est déssérrée et ils ont loupé une boucle. Voilà pourquoi je ne les ai jamais retrouvés. Parcours sympa mais pas extraordinaire, organisation un peu light quand même, heureusement qu'on avait la trace GPS.

dimanche 10 septembre 2017

Dimanche 10/09/17 : le Coudray Montceaux version route

Initialement, j'avais prévu l'aller faire le Bon Saint Arnoult VTT. Mais les fortes pluies des deux derniers jours me font changer d'avis. En y regardant de plus près, je me rends compte qu'il existe une version route de la rando VTT "Entre l'Ecole et l'Essonne". Il y a un parcours de 100km. Voilà qui est tout indiqué d'autant que c'est à 1/4h de la maison. Benoit, Pat et Richard sont partants. A la réflexion, je préfère rouler sur route pour ménager ma main encore douloureuse après mes aventures de la Ballacourtoise.  RDV à 8h30 aux inscriptions. Malgré le soleil annoncé, c'est sous un ciel bas accompagné de fraîcheur qu'on rejoint le départ. On est surpris de voir le parking habituellement plein, quasi désertique. Au point qu'on a un doute sur le point de départ mais on voit quelques vélos qui se rendent, nous voilà rassurés. On est un peu en retard, la faute à la main droite, j'ai eu un mal fou à mettre les lentilles, mon index étant encore douloureux et du coup pas très précis dans le geste. Pat et Richard nous attendaient, un peu impatients :-) . Nous partons tous les quatre, pas de peloton ou d'autres concurrents en vue. On ne verra d'ailleurs pas grand monde sur le parcours, fléché light mais suffisant en restant attentif. Nainville, Soisy, Boutigny, Vayres, les kilomètres défilent mais nous avons un bon petit vent dans le nez. On s'organise pour les relais avec le renfort d'un ex membre de PSL qui passait par là. Les premières bosses montrent que le Benoilator a manifestement pris confiance dans ses possibilités sur route. Je lui ai filé des roues lights que j'avais dans double dans le garage, je commence à regretter cette initiative. Il est intenable et me fait monter le cardio au taquet pour le suivre. Richard mouline comme un dératé, son DI2 refusant de passer le grand plateau. Premier ravito après 35km après Bouville. On repart vers l'Est direction le Puiselet, le vent devient moins gênant et la moyenne décolle. Maise, Buno-Bonneveaux puis direction les Trois Pignons. Le parcours est superbe, tracé sur de petites routes. Une très bonne surprise que cette version route de la rando. Vent favorable pour la traversée de la forêt de Fontainebleau. On cumule les magnifiques paysages et une vitesse appréciable, le GPS ne retombant plus sous les 40 km/h. Benoit continue d'accélérer dans chaque bosse, pfuiii , il est fatiguant ce garçon. 2ème ravito avec un comité d'accueil super sympa peu après Achères le Forêt. C'est ensuite la remontée vers le Nord, vent dans le dos : Arbonne, Cely, ... ça défile . On bifurque régulièrement sur de petites routes isolées, joueuses et très jolies. On reprend la direction de Nainville avant la remontée finale. Richard qui a réussi à passer son grand plateau en bricolant à la main, envoie du lourd et tente de rivaliser avec Benoit dans les bosses. Je m'accroche pour suivre les deux furieux pendant que Pat rend un peu la main, pas roulé depuis 15 jours il commence à manquer d'essence. On finit les 10 derniers km en appuyant bien fort sur les pédales pour rejoindre notre point de départ au bout de 101 km et 730m de D+ accomplis en 3h25. Une belle sortie rythmée avec une belle partie de manivelles. Je garde précieusement ce joli parcours, à refaire !

dimanche 3 septembre 2017

Dimanche 03/09/2017 : la Ballacourtoise

Pas de Benoit cette année, il n'avait pas trop envie de s'inscrire à l'avance. J'arrive donc à 7h30 sur place, heure du RDV SLC VTT. Parcours toujours aussi sympa sur la Ballancourtoise. Parti avec Olipic et Max. Max nous laisse rapidement partir devant. On rattrape Mary dans une descente technique qu'elle refait en boucle, surpris de la voir si tôt car elle devait partir à 7h alors que nous sommes partis à 7h40. 

Olivier nous fait un bel OTB sur la marche au milieu de la descente qui n'était pas évidente à passer. Pas trop rassuré car je n'avais pas remonté la selle télescopique et pas fait de VTT depuis 1 mois, je tente et passe comme une fleur avec un petit nose turn sur la difficulté. Eh eh ::-) . Un peu plus loin alors que j'allume le turbo et file sur les singles, un caillou mouillé dans un virage me fait faire une embardée violente. Je me couche et ma main droite heurte un caillou . Je vois avec horreur une phalange de mon auriculaire tourner de 90° ! Sans trop y croire, je tire dessus, ça se remet. Aie ça fait mal . Un peu groggy je pense abandonner et continue au ralenti. Mais rapidement la douleur passe et je peux continuer.

 Après le premier ravito, Olivier lâche un peu et je file devant en poursuivant un groupe de trois qui roule fort. Supers sensations après l'entraînement des vacances, je relance comme jamais et je les tiendrai pendant presque tout le parcours. Magnifique final avec des singles inédits : 'les chiens' en montagnes russes et bien technique, et la "route 99" de retour pour final. Bien sympa même s'il n'y avait pas 72km. Un grand bravo à nos super organisateurs. On a même récupéré une gourde offerte à l'arrivée.

dimanche 27 août 2017

Dimanche 27/08/17 : rando de d'Huison noyée par l'orage, belle sortie route avec Franck, Pat et Benoit

Nous avions rendez-vous à d'Huison Longueville avec Mary & JM . Content de retrouver mon VTT, je fais une petite séance de mécanique samedi pour remplacer la roue arrière voilée depuis l'ElsassBike par celle du Stump. Petit essai, ça me fait ... bizarre de monter sur le VTT, d'un coup je trouve les pneus bien gros et le vélo aussi ! Mince, me voilà devenu routier :-) . Je mets le vélo dans le coffre et prépare les affaires en vu d'un lever matinal. Un petit coup d'oeil à la météo aviation, risques d'orages jusqu'à 8h, mais rien de méchant semble-t-il. 7h20, je quitte la maison pour aller chercher Benoit. Il tombe quelques gouttes et le ciel est bien noir par endroit. Hum ... pourvu que la météo ne se soit pas trompée. Pas trop inquiets, nous filons vers d'Huison. Sortis de l'autoroute, on se dirige droit vers un gros cumulonimbus. SMS de Mary qui dit qu'ils sont arrivés mais attendent que l'orage soit passé. Je fais remarquer à Benoit que vu la noirceur du nuage, il est étonnant qu'il ne pleuve pas des trombes d'eau. Aie, je n'aurais jamais du dire ça : 2 minutes plus tard, on est à la limite de l'aquaplanning sous un vrai déluge. Je me dis que si ça dure plus de 5 minutes, le terrain va être impraticable, la terre glaiseuse de l'Essonne se transformant facilement en boue collante, surtout du côté de la Ferté. Coup de fil de Mary, ils abandonnent et retournent à la maison. Décision raisonnable. On fait demi-tour et on fait de même. Le retour du soleil étant annoncé pour 10h, une sortie route devrait nous permettre de rouler sans trop pourrir les vélos et leurs propriétaires. Et effectivement, le soleil revient comme prévu. Je dois insister un peu pour convaincre Franck de nous accompagner, et finalement il se décide. Youpi. Pat étant aussi des nôtres, nous allons pouvoir faire une sortie mythique : la première sortie route de Benoit avec Franck. Dix ans de travail de Dark Frankor pour réussir à nous faire faire une sortie route tous ensemble :-) . Faut faire un voeux, l'Histoire est en marche ! J'ai tracé un circuit de 75km , classique en poussant jusqu'au Molières via Gometz et retour par Limours. Nous voilà donc partis. On y va tranquille jusqu'en haut de Villejust où je tente une petite accélération en mode moulinette pour dérouiller le moteur. C'est parti pour une belle partie de manivelles à quatre. On enfile les lignes droites en se relayant à près de 40km/h pendant un bon bout de temps. L'entraînement de ces derniers jours à porté ses fruits et Benoit suit sans problème le tempo bien rythmé, même s'il passe son tour pour les relais sur la première partie. Quelques petites accélérations amusent Franck qui finalement est bien content qu'on l'ai poussé à rouler. Ambiance bien sympa dans notre petit groupe pendant que Pat envoie bien pour la dernière sortie avec son beau Williers aéro en prêt. A la surprise générale, Benoit place une attaque bien appuyée pour la traditionnelle pancarte de Marcoussis. Ayant des plans pour l'Escargot, je ne mèle pas à l'affrontement. Franck paie son mois de vacances sans vélo et finalement seul Pat arrive à suivre et sprinte pour devancer notre Benoilator. Inquiétant tout ça, il prend confiance le bougre. On attaque l'Escargot, je surveille mes adversaires, le petit sourire en coin de Franck m'inquiète, que prépare-t-il ? En fait rien, il est juste content de rouler :-) . Benoit imprime un bon tempo, je guette l'attaque du grimpeur. Les jambes répondant bien, je tombe les dents dans le virage pour sprinter jusqu'au sommet et tenter de battre mon record sur ce segment Strava. Hélas, personne ne suit pour me pousser un peu, mais malgré tout, l'objectif est atteint, je rentre dans le top 100 avec les jambes en feu. Final via Epinay, sous un magnifique soleil, incroyable le changement de temps. Au final 75km en 2h30 à plus de 30 de moyenne si on enlève les derniers kms en agglomération. Les jambes sont prêtes pour la Ballacourtoise la semaine prochaine.

mardi 22 août 2017

Mardi 22/08/17 : Bleau version route

J'avais trop envie de tester mon parcours initialement prévu pour dimanche. Profitant du beau temps, je quitte Savigny à 9h30 pour un tour de 120 km en direction du sud. Pas besoin de manchettes aujourd'hui il fait déjà chaud. Le Synapse équipé de ses pneus tubeless est vraiment un regal : un tapis volant qui glisse sans bruit sur l'asphalte. Le GPS affiche une bonne moyenne. Arrivé dans la forêt, je fais une petite pause en portant le vélo jusqu'à un rocher histoire de faire une photo sympa. Léger vent portant au retour, la moyenne frôle les 31 km/h. Hélas, arrivée à St Fargeau, c'est un peu la panique : tout le centre est en travaux les routes barrées. Je perds 1/4h et 3 km/h de moyenne dans l'affaire à tourner en rond pour comprendre comment rejoindre l'autre coté de la Seine. Ca se finit en roulant sur le trottoir le long de la route barrée car c'est un vrai labyrinthe. Je tente de regagner les km/h perdus sur les 30 derniers kms qui se transforment en contre-la-montre. Du coup, je finis un peu rincé et sans une goutte d'eau restante avec 125km et 4h30 de roulage pour 900m de D+. Belle sortie.


dimanche 20 août 2017

Dimanche 20/08/17 : Balade au soleil avec Pat, Benoit et Eric

Pat sur son magnifique Willier Cento 10 Air de prêt 

Benoit en veste par 20°C :-) 


Beau temps, un peu frais, idéal pour une belle sortie au soleil. Pat insiste pour qu'on fasse son parcours en direction de Clairefontaine. J'avais proposé une boucle en direction de Fontainebleau mais trop longue car Pat a une contrainte horaire. Il a un super vélo en test, un Willier Cento 10 Air magnifique qui fait envie. Mais il faut un ami banquier car la bestiole équipée luxueusement n'est pas donnée. Benoit a profité de l'absence de son coach pour faire du canapé, il parait qu'il faisait pas beau. Ca se fait sentir sur les 30 premiers kms où il a du mal à suivre. Pat envoie fort, son super vélo le motive. Alors que je pensais l'avoir largué sur une attaque dans le Déluge, il revient pour me passer sur la ligne. En fome notre Patounet :-). Benoit a lui enclenché le "mode raid" version route et chauffe doucement. On fait quelques tours de rond points pour l'attendre. Il arrive dans la roue d'un papy cycliste. Qui avance bien et fait toutes les descentes à bloc . A propos de descente, j'ai utilisé aujourd'hui pour la première fois des lentilles que je me suis fait faire. Ca change tout ! J'y vois enfin quand je suis couché sur le vélo et du coup ça descend bien plus vite. Pour Benoit, ca va de mieux en mieux ensuite jusqu'à ce que la fatigue fasse son oeuvre en fin de parcours. Il tente même quelques attaques surprises.  Au retour, on double Eric du coté de Janvry sans le reconnaître, il se cache sous un maillot anonyme, en pleine reprise après une coupure d'un mois suite à Paris-Nice cyclo. Ce n'est qu'en attendant Benoit au rond point qu'il repasse en nous faisant coucou. On le reconnait cette fois, et on finit le parcours à quatre, pendant qu'Eric nous raconte son Paris-Nice mémorable.Belle sorite, les routes de la RP m'ont semblé bien roulantes comparées au Pays Basque mais les paysages de la campagne en Vallée de Chevreuse sont toujours aussi beaux. 
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jeudi 17 août 2017

Jeudi 17/08/17 : Bianditz zt Jaikzkibel avec Yann










Belle sortie ensoleillée avec Yann. Au menu le plus long col local le Bianditz et ses 655m de D+. On y rencontre Vivian un Lyonnais qui nous rattrape aux 3/4 de la montée. Il m'explique qu'il est un peu perdu et vient d'Hendaye. Du coup, je lui propose de nous accompagne le reste de la sortie. Je suis un peu inquiet vu qu'il nous a rattrapé avec facilité semble-t-il,  dans la montée. Il embraye immédiatement, Yann le suit, et donc me voilà obligé de sortir un peu de ma zone de confort pour la fin de l'ascension. Le cardio monte à 80%, tenable mais ça fait un peu mal aux jambes. Que va-t-il se passer dans le Jaizkibel ? Ça loupe pas Vivian imprime du rythme dès le pied de l'ascension. Yann suit pendant que je laisse quelques mètres. Mais je reviens au train. Dans la partie médiane Vivian accélère dans la courte descente et relance fort quand ça remonte. Je suis distancé. Pourtant un coup d'oeil au Polar me dit que je suis dans un bon tempo. Et effectivement Vivian plafonne je reviens rapidement et le passe mais Yann est devant. Pas super loin, environ 30s. Je fais toute la montée en poursuite sans arriver à boucher le trou. La fin de col est idéale pour Yann, plus roulante, il peut exploiter ses qualités. Néanmoins, grâce à mes deux lièbres, j'explose de 2 minutes mon record sur la montée :-) . Moins huit minutes aussi sur le Bianditz. Rien de tel que d'avoir de la compagnie pour trouver la motivation à appuyer sur les pédales. Ceci dit, j'ai bien poussé dans le final du Jaizkibel et du coup,  plus rien dans les jambes pour le fameux raidard Haptenia à l'entrée d'Hendaye. Je tente bien de grimper en injection sur un gros braquet mais je m'effondre à mi-pente pendant que Yann s'envole. Pas aujourd'hui que je récupérerai le KOM que j'ai eu dans le passé. Encore une super sortie et un bon entraînement pendant ces 2 semaines à Hendaye. Franck, quand est-ce qu'on roule ensemble ? :-)

lundi 14 août 2017

Lundi 14/08/17 : bera-Agina-Aritxulegi-Trois Couronnes






On s'est donnée rendez-vous à 9h30 à l'entrée d'Hendaye avec Yann. L'occasion de lui montrer quelques belles routes locales, difficiles à trouver tout seul quand on ne connait pas le coin.  Après un petit loupé vite corrigé par un petit SMS, nous voilà partis à l'assaut des trois cols du jour. J'ai prévu un départ par la vallée de la Bidassoa, avec moults points de vue sur cette belle rivière sauvage. Puis passé Bera, on bifurque vers Lesaka pour monter ensemble les beaux cols de l'Agina et d'Aritxulegi. Jusqu'à Bera, on était sur relativement roulant, avec toujours c'est bosses qui caractérisent le coin et émaillent chaque route. Comme le disait Yann, on est sur belle ligne droite et d'un coup on est scotché à 20km/h. C'est la spécialité locale, la belle route qui se cabre soudain sans prévenir et oblige à donner les watts pour maintenir le train. Passé donc Lesaka, on quitte la civilisation pour se retrouver dans le Pays Basque, le vrai, avec ses petits villages fleuris et ses montagnes bien vertes. La route est bien ombragée par la forêt assez dense, ce qui est bien agréable vu le grand soleil du jour et la température qui commence à bien monter. Voilà le début du col d'Agina. Je ne suis pas vraiment rassuré sur la suite des événements, vu le niveau de Yann, je crains d'avoir du mal à suivre. Mais il monte au train sans trop forcer et je me cale prudemment dans sa roue, me gardant bien de faire mon Franck et de lancer des attaques surprises. Un coup d'oeil sur le cardio et le capteur de cadence, les paramètres sont dans le vert, en fait pile poil le bon tempo pour monter rapidement mais sans titiller la zone rouge. Ce col est bien régulier et convient bien à Yann qui a un profil de rouleur. On bavarde un peu, mais pas temps que ça, le tempo est soutenu et le souffle précieux. Pas un seul cycliste sur notre route. J'ai l'avantage de connaître la montée ce qui me permet de doser mon effort. Magnifique vue au sommet, un peu déçu de ne pas y trouver des petits chevaux sauvages, les fameux "Pottocks". Record de la montée encore amélioré pour moins, bien utile de rouler à deux, ça motive. Le temps de prendre quelques photos et nous voilà dans la descente. Pour le coup, il n'y a pas photo : sans le moindre effort Yann s'envole, je n'arrive toujours pas à vraiment me lâcher dans les descentes en vélo de route, ayant du mal à faire confiance à ce si petit pneu devant moi comparé à celui de mon VTT sans parler de la différence de feeling au freinage. Progrès quand même cette année, j'arrive à descendre quelques partie les mains en bas du cintre, sans trop avoir la crainte de voir la roue brûler mon pauvre petit nez ( ne rigolez pas, c'est l'impression que ça me fait ! ) Gentiment, Yann attend en bas, c'est reparti pour la montée suivante, moins longue , qui se termine au bout d'un petit quart d'heure dans le fameux tunnel. J'ai prévu les lupiotes, plus pour nous signaler qu'autre chose et retire carrément les lunettes. J'ai beau guetter le trou d'il y a deux jours, je ne le vois pas et tout se passe bien ( rebouché ? ) . Nouvelles longue descente où Yann est impossible à suivre, je le retrouve en bas. On file vers les trois couronnes, sur cette belle route qui mène à Irun mais est truffée de coup de culs qui font mal aux jambes. Le dernier est en fait le départ du col, même s'il n'en fait pas officiellement partie. On tourne à droite pour attaquer la montée des Trois Couronnes. Celle-là cache son jeu. Sur le profil officiel , on parle de 10km à 4,5% . Exact. Sauf que ces 10 km sont composés soit de passages à 10% , soit de descentes ! Bref , quand ça monte , c'est assez raide et ça fait mal aux jambes. Je vois Yann chercher le bon rapport et se lever en danseuses régulièrement. Pas de doute, il n'y a pas qu'à moi que cette montée fait mal aux jambes. Heureusement, quelques cyclistes disséminés sur la pente et doublés facilement nous donnent le moral. A chaque descente, Yann est content d'être arrivé en haut. Ben non, Yann, désolé, c'est pas encore là, il faut continuer après la petite descente. La pause "patte de fruits" est la bienvenue au sommet, d'autant que le col est exposé au soleil et qu'il commence à faire super chaud. J'ai hésité à prendre la deuxième gourde ce matin, j'ai bien fait de l'emmener car les niveaux baissent dangereusement. Petite pause photo dans la descente avec le super point de vue sur la baie d'Hendaye à gauche, suivi d'un autre sur tout le Pays Basque à droite. La descente est pentue et technique. Non seulement je n'arrive pas à suivre Yann, mais un Papy qui était arrêté en même temps que nous au point de vue me donne du fil à retordre, il envoie du lourd le Papy ! Regroupement général en bas puis retour sur Irun puis Hendaye. Belle sortie, et encore plus sympa de la faire à deux. On se vote une autre sortie si la météo et nos emplois du temps le permettent. Cette fois je prévois déjà de faire découvrir à Yann les 14km de 700m de D+ du Bianditz, le plus haut col du coin.

Dimanche 13/08/17 : Ibardin Sud via Bera


Grâce à Strava, j'ai découvert que Yann, un des membres de notre sympathique équipe de copains de l'AAOC Wissous est aussi en vacance dans le coin. L'occasion est trop belle, on a convenu d'une sortie commune le lundi. Je profite de ce dimanche pour réviser l'itinéraire via Bera que je compte emprunter le lendemain. Pour revenir sur Hendaye, je passe par le version espagnol du col d'Ibardin, où j'atomise mon record de la montée, bien aidé par un peloton de cyclistes Bayonnais qui me fournit de bons lièvres pour tenir la cadence. Au départ, j'ai fait un détour par un relais colis pour récupérer une vrai pompe commandée en express sur Probikeshop. Me voilà plus rassuré avec un matériel efficace. Géné par une file de voitures et un camping car dans la descente, je parviens à les doubler pour profiter de la belle descente sur un asphalte parfait. Petit tour sur Ascain pour pédaler un peu un rythme sur un terrain plus plat et retour par la Corniche Basque, toujours aussi belle, toujours aussi casse-pattes avec ses bosses. Bonnes jambes mais j'évite de forcer, 5 sorties en 7 jours c'est déjà pas mal et demain va falloir assurer avec Yann qui est un sacré client et un gros moteur. 

Vendredi 11/08/17 : Cols d'Ibardin-Agina-Aritxulegi-Jaizkibel Sud


Grosse sortie au programme avec le retour d'un temps correct. Toujours pas de VTT, les chemins sont trop trempés et difficile de laver le vélo en appartement. Les jambes étant bonnes, je prévois un bel enchaînement de quatre cols. Départ par Ibardin, sans forcer pour chauffer la machine. L'objectif est d'améliorer les temps des années précédentes dans les cols suivants. A peine la descente d'Ibardin commencée que je crève à nouveau de l'avant. Raaaaahhhh !! Changement de chambre, mais il y a forcément un problème que je n'ai pas vu. En regardant bien, je réalise que c'est un des patins avant qui est désaxé et frotte le pneu provoquant la crevaison par échauffement. Heureusement, j'ai mon multi-outil, problème corrigé, chambre changée, je gonfle à mort avec ma pompe Intermarché qui a beaucoup de mal à monter en pression. Bon ça ira comme ça, c'est reparti. Je suis à moitié rassuré dans la descente mais non, tout se passe bien, plus de "bang" traumatisant. Je rejoins Lesaka depuis Bera et me voilà au pied de l'Agina avec un petit groupe devant. Chic des cibles pour me motiver. Hélas, les cibles ne résistent pas plus que quelques centaines de mètres et je me retrouve tout seul. Je gère le cardio et la cadence et ça monte pas mal du tout. Sommet rejoint en un peu plus de 29 minutes soit plus de 2 minutes de gagnées par rapport à l'année dernière. Youpi :-) . La caractéristique de ce col , c'est que ça redescend 3km avant de remonter pendant 4. Deux cols en un , le second s'appelle Aritxulegi. Il se termine par un tunnel, dans lequel je ne vois absolument rien avec les lunettes de soleil et finit par m'étaler au milieu de la chaussée ma roue ayant buté dans un petit trou. Heureusement pas de voitures dans le coin. Descente rapide vers Oiartzun, puis direction Saint Sebastien pour la montée du Jaizkibel Sud via Pasaia. J'adore cette montée, la vue est vraiment exceptionnelle sur la mer. Les trois premiers kms sont bien pentus puis ça se calme. Je finis en trombe le dernier km et améliorer une fois encore très nettement mon record. Décidément ça roule bien cette année. Reste la belle descente vers Irun puis Hendaye.